Les pissenlits avaient fait tomber leur robe jaune quand ma grand-mère a décidé de partir. Du jour au lendemain les espaces verts devant la maison étaient peuplés de petites boules semi transparentes, fragiles mais tout aussi résistantes face au vent. Ce matin là, est apparu comme de nulle part, un brouillard, et dans la pénombre on n apercevait que les têtes des pissenlits, bichonnées et prêtes à partager leurs semences - la création d’une vie - avec le monde. Même le soleil n’osait pas briller trop de peur de les brûler. Tout se tenait prêt pour rendre un dernier hommage - mais à qui et au nom de quoi? Le temps s’est arrêté un instant et pour moi c’était une évidence.
Tu me manques trop déjà.
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